Lilly

Lilly la 500 Bullet





J’ai, depuis l’âge de 16 ans, toujours roulé à moto. Ayant vu le jour en 1951, je peux dire que j’ai usé pas mal de pantalons sur les selles de mes différentes montures. Ma passion pour les motos m’a même poussé un temps à travailler pour une marque Japonaise très connue et dont la première lettre est H. Mais ce temps est bien lointain, et c’est en 2007, au joli mois de Septembre, que je prenais ma X ième gamelle à 160 en ville sur un freinage d’urgence en bande blanche. Ma 1200 Kawa ZRXS, après avoir glissé sur le bitume, terminait sa course dans le coffre d’une voiture, puis direction la casse.


Il me fallait trouver une autre monture !
Mais que choisir, et, l’âge avançant, comment me calmer de l’essorage de poignée ? Je profitais d’Internet avec sa grande toile pour lancer des recherches sous l’œil inquisiteur et soupçonneux de ma douce compagne. Le Triumph « speed triple », rien que par le nom me plaisait bien.... Mais, était-ce bien raisonnable ? Et là dans le bas de la page, ce petit encart sur cette pétoire au nom presque oublié... Royal Enfield ???
Depuis le temps que je me collais les fesses sur toutes sortes de motos, je connaissais bien évidement, cette marque Anglo-Indienne. Les engrenages et les rouages de mes neurones, atrophiés par la vitesse, se remettaient en marche progressivement. : Royal Enfield, Royal Enfield Bullet.... Et pourquoi pas ! La machine est jolie, un tour rapide sur la fiche technique m’indique une vitesse d’environ 120 de croisière que je m’empresse mentalement d’arrondir à 130. Je présente les photos à Claude ma compagne. Elle est enchantée et surprise de mon choix. Un tour au Vernet chez le concessionnaire local, et je découvre chez JR quelques Royal Enfield dans son magasin.
Premier problème : le choix du modèle. Boite 4 vitesse à droite, ou 5 vitesses à gauche, ou présenté autrement : la Deluxe toute pleine de chromes, la Standard noire et or ou encore la toute nouvelle Electra ???
Retour à la maison, étude du budget (la Kawa n’était pas encore remboursée). La raison voulait que je choisisse la Standard un peu moins chère....


Lilly telle que je l’ai trouvée chez son ancien proprio.

Et c’est là que mes amis de la Royal Association interviennent. En même temps que cette moto, je découvrais le forum et tous ses intervenants. Bxxx (Patrice), me signale le soir même, une occasion sur Toulouse. Je ne me souviens plus exactement des détails, mais rendez vous est pris avec le vendeur et le lendemain l’affaire est conclue. Me voilà propriétaire d’une magnifique Royal Enfield DeLuxe année 2006, pratiquement neuve et toute dans son état d’origine.
Amateur de vitesse, de courbes bien taquinées et autre pif paf, j’avais, au début, un peu peur de m’ennuyer sur cette jeune mère-grand « so British ». Mais loin de ça, la fourbe m’a pris dans ses filets. Comme tant d’autres j’ai succombé, et je dois reconnaître que j’ai rarement pris autant de plaisir à piloter une moto. Vitesse de 90 à 100 km h, mais je m’y suis habitué facilement. Elle bouge, elle vibre, elle vit. On l’entend respirer, on la surveille, on l’écoute. Et puis, j’ai aussi rencontré une autre manière de faire de la moto, de prendre son temps, de regarder où l’on passe, de s’arrêter, de discuter. Et ce forum sur lequel je discute avec des tas d’amis. Cette entraide, ce plaisir de se retrouver, de boire un coup, de manger, d’échanger.


Cette machine vivante, il était impératif, et c’est venu sans y réfléchir, de lui donner un nom, un pseudo : Lilly . Depuis l’achat, elle a un peu changé. C’est ça aussi une machine vivante, faut la personnaliser. C’est pas la machine de tout le monde, c’est Lilly.
Pour ça, connexion chez le spécialiste Hitch. Caverne d’Ali Bobar des Royal Enfield. Toutes les pièces d’origine et d’autres de fabrication UK pour améliorer le moteur ou même le look.

Pour les accessoires de ma machine :

- Pot court et filtre à air modifié
- Plaque et feux arrière + clignotants et rétros plus appropriés
- Sacoches
- Casquette de phare
- Selles à l’ancienne et porte bagages...

Utilisation :

Lilly me sert pratiquement tous les jours et toute l’année. Je ne fais pas de gros kilométrages, mais tous les jours elle me mène tranquillement au boulot. Aller retour 2 fois par jour = 25 km environ en ville.
Et les balades de week end. Que du plaisir.
A ce jour, Lilly marque 17000 km sur son compteur (achetée à 2000).


Côté mécanique :

Entretien
J’entretiens moi-même la bête :
- Vidange et filtre à huile tous les 2000 Km environ
- Vidange boite toutes les 3 vidanges moteur
- Vidange chaine primaire... au cours des vérifs allumage because carter !!!
- Vérification allumage aux vidanges, mais pas de réglages jusqu’ici
- Changement des pneus pour des dunlop K81 (reprise des rituels de changement de pneu)
- 1 bougie

Problèmes mécaniques :

- 1 Joint de culasse au retour de chez Jxxx. Avec évacuation de l’huile moteur sur la chaussée.
- 2 pannes d’essence sur bord de route (pas de réserve)
- 1 robinet d’essence pété et remplacé par celui que Mxxx (Philippe) m’a généreusement envoyé
- et quelque câbles d’embrayages changés avant de comprendre la cause.

Le futur :

Un moteur plus poussé avec des belles pièces de facture Anglaise. Passage à 535 cm3 avec fût (cylindre) en alu (fonte d’origine), piston forgé, roulements d’embiellage de bonne construction, arbres à came plus pointus, pompes à huile gros débit, embrayage renforcé, alternateur plus puissant, basculeurs modifiés, culasse retravaillée et grosses soupapes, carburateur Amal diamètre 32 au lieu de 28.... Cette modification est déjà bien avancée sur l’établi.

Le futur est arrivé au présent ici !



Bonne route à tous !!!